Dans le cadre des négociations sur les grilles de rémunération et de classification des salariés, les organisations syndicales négocient un avenant à l’accord permettant de sécuriser les primes de sujétion attribuées aux AGT pour compenser des pénibilités liées à leur poste (manutention, masques, bruit, travail sous hotte, odeurs, …).
Aujourd’hui, ces primes sont régies par la circulaire n°35 dont les effets ne seront plus applicables en juin 2027. Le système d’attribution était parfois mal appliqué (salariés éligibles n’en bénéficiant pas, mauvaise adéquation entre le montant et la pénibilité réelle, maintient après passage sur un poste non éligible) et méritait une remise à plat.
En septembre 2025, 123 salariés bénéficiaient de cette prime avec un montant compris entre 30,7 et 161,16 € bruts mensuel (moyenne 101 €).
Le montant de la prime est calculé via une cotation dépendant des facteurs de pénibilité (physique et environnementale) et du temps d’exposition. Les services de la DRH ont réalisé des visites dans différents laboratoires pour définir, avec la hiérarchie, des postes de travail conduisant au versement d’un prime de sujétion et y associer des cotations. La CFDT ne comprend pas que les ingénieurs des services HSE sur les sites n’aient pas été associés à ce travail afin de faire des évaluations plus précises de certains facteurs de pénibilité.
Les demandes de la CFDT sont :
- une application homogène, claire et transparente des critères permettant de définir l’éligibilité et le montant de la prime de sujétion ;
- pour les salariés n’étant plus éligibles mais dont la prime a été maintenue plus de 3 ans après avoir quitté le poste éligible, réintégration de cette prime dans le salaire conformément à la jurisprudence ;
- une évaluation du nombre de cadres et doctorants éligibles à la prime avec évaluation des montants et de l’enveloppe nécessaire ;
- l’intégration des cadres et doctorants éligibles dans le dispositif sans dégrader les montants attribués dans le système actuel (donc en augmentant l’enveloppe dédiée au dispositif) ;
- l’élargissement des conditions de maintien aux absences pour :
- formations de plus de 2 semaines dans le cadre du plan de développement de compétences
- congé maternité et congé d’adoption
