Communiqué aux agents publics sur l’intéressement

La CFDT se bat pour la mise en place d’un corpus social ASNR équitable et harmonisé. Les contraintes budgétaires et réglementaires étant fortes, l’administration nous explique que cet objectif est très difficilement atteignable à court terme.

Dans le cadre de la fusion, les indemnités d’astreinte ont été harmonisées par le haut fin 2024 côté agents et nous le saluons. A ce stade, c’est la seule harmonisation par le haut qui a été mise en place. Le président refuse toujours d’harmoniser l’indemnité journalière télétravail (1,5€/jour pour les salariés contre 2,88€/j pour les agents), dont le coût estimé par la CFDT est autour de 100 k€/an ! Cette position de l’administration instaure des iniquités au sein des personnels, ce n’est pas acceptable.

Mardi lors d’un échange sur le calendrier social, la DRH a indiqué que l’extension aux agents publics de l’intéressement dont bénéficient les salariés n’était pas envisageable sans un budget spécifique. Sur le fond, la CFDT défend évidemment le principe d’un intéressement qui bénéficie à l’ensemble du personnel.

Quelques éléments de contexte sur l’intéressement hérité des accords IRSN, qui fait partie intégrante de la rémunération globale des salariés, méritent d’être partagés :

  • L’intéressement IRSN dépendait de la réalisation d’indicateurs (scientifiques, livrables d’appui aux pouvoirs publics, réalisation des entretiens annuels…)
  • En 2025, 2,15% de la masse salariale ont été redistribués soit environ 2,5 millions d’€ pour un intéressement moyen de 1190 € brut annuel (1755 € maximum)
  • L’accord actuel arrive à échéance et la négociation doit obligatoirement être conclue avant juin 2026 pour maintenir un intéressement sur 2026 (versé en 2027)

La CFDT a chiffré le coût de l’extension du dispositif aux agents publics à environ un million d’€.

L’intéressement fait partie intégrante de la rémunération des salariés et comme nous vous l’avions présenté en juillet, des écarts de rémunérations substantiels existent entre les agents et les salariés (en faveur des agents pour les IIM et en leur défaveur pour les autres agents).  

Dans un contexte budgétaire et réglementaire ne permettant pas l’harmonisation des rémunérations ni la généralisation des avantages collectifs, la CFDT défendra a minima le maintien des avantages sociaux préexistant à la fusion pour les agents et pour les salariés.

La CFDT déplore que les promesses faites par le gouvernement pour mettre en place une autorité attractive ne soient pas au rendez-vous et se battra pour augmenter l’enveloppe afin d’étendre l’intéressement aux agents.

Pour la CFDT, contrairement à d’autres, l’harmonisation ne doit pas se faire au détriment de certains et continuer à creuser les écarts.